| Titre : |
Génétique des populations et histoire du peuplement de l'Afrique Essai d'historiographie et d'épistémologie |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Agnès LAINÉ, Auteur |
| Année de publication : |
1998 |
| Importance : |
367p. |
| Format : |
30 cm. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Tags : |
Génétique des populations histoire du peuplement Afrique historiographie épistémologie. |
| Résumé : |
Nous avons abordé l'étude de quelques principaux textes de l'anthropologie biologique sur l'histoire du peuplement de l'Afrique, des années 1950 et du début des années 1960, de façon à en discerner les principales caractéristiques, les continuités et les changements. On pourra aussi relier les conclusions de ce chapitre aux chapitres précédents.Tout d'abord les changements sont intervenus avec une rapidité déconcertante, eu égard au fait que le début de la décennie se caractérise par des travaux dont la thématique, la démarche et le cadre idéologique se rattachent complètement à la pensée anthropologique d'avant-guerre, celle qui marqua, entre autres, l'historiographie coloniale. Le tournant a lieu à la fin des années 1950, quand s'est annoncée une anthropologie spécifiquement issue de la génétique, américaine, promue par une jeune génération formée à des concepts différents, ceux de l'adaptation au milieu. Les tentatives faites par l'anthropologie typologique pour reconduire, au moyen de la nouvelle science hémo-typologique, les schémas évolutionnistes et diffusionnistes d'avant-guerre, montrèrent vite leurs limites. Sans disparaître, les grandes synthèses ont cédé le pas aux monographies régionales, la nature est entrée en "dialectique" avec la culture.Le début de la période, caractérisé par un intérêt centré sur les origines de l'Homme, et par là sur les relations génétiques entre l'Afrique et les autres parties du monde, présidait à une perception tripartite des peuples africains dans le droit fil du XIXe siècle, (Africains blancs, Africains noirs et "Négrilles"). Le début des années 1960 témoigne d'un intérêt accru pour les circonstances du peuplement à l'intérieur du continent, les relations entre les peuples et les modalités de l'occupation de l'espace.Cette réflexion est indissociable de celle qui est conduite, au même moment, par la paléoanthropologie. Les mutations scientifiques sont chronologiquement reliées. Celles-ci, à leur tour, se relient par la chronologie aux événements politiques, elles accompagnent l'émancipation des Etats |
| Encadreur : |
Jean-pierre CHRETIEN |
| Examinateur : |
Anddré LANGANEY |
Génétique des populations et histoire du peuplement de l'Afrique Essai d'historiographie et d'épistémologie [texte imprimé] / Agnès LAINÉ, Auteur . - 1998 . - 367p. ; 30 cm. Langues : Français ( fre)
| Tags : |
Génétique des populations histoire du peuplement Afrique historiographie épistémologie. |
| Résumé : |
Nous avons abordé l'étude de quelques principaux textes de l'anthropologie biologique sur l'histoire du peuplement de l'Afrique, des années 1950 et du début des années 1960, de façon à en discerner les principales caractéristiques, les continuités et les changements. On pourra aussi relier les conclusions de ce chapitre aux chapitres précédents.Tout d'abord les changements sont intervenus avec une rapidité déconcertante, eu égard au fait que le début de la décennie se caractérise par des travaux dont la thématique, la démarche et le cadre idéologique se rattachent complètement à la pensée anthropologique d'avant-guerre, celle qui marqua, entre autres, l'historiographie coloniale. Le tournant a lieu à la fin des années 1950, quand s'est annoncée une anthropologie spécifiquement issue de la génétique, américaine, promue par une jeune génération formée à des concepts différents, ceux de l'adaptation au milieu. Les tentatives faites par l'anthropologie typologique pour reconduire, au moyen de la nouvelle science hémo-typologique, les schémas évolutionnistes et diffusionnistes d'avant-guerre, montrèrent vite leurs limites. Sans disparaître, les grandes synthèses ont cédé le pas aux monographies régionales, la nature est entrée en "dialectique" avec la culture.Le début de la période, caractérisé par un intérêt centré sur les origines de l'Homme, et par là sur les relations génétiques entre l'Afrique et les autres parties du monde, présidait à une perception tripartite des peuples africains dans le droit fil du XIXe siècle, (Africains blancs, Africains noirs et "Négrilles"). Le début des années 1960 témoigne d'un intérêt accru pour les circonstances du peuplement à l'intérieur du continent, les relations entre les peuples et les modalités de l'occupation de l'espace.Cette réflexion est indissociable de celle qui est conduite, au même moment, par la paléoanthropologie. Les mutations scientifiques sont chronologiquement reliées. Celles-ci, à leur tour, se relient par la chronologie aux événements politiques, elles accompagnent l'émancipation des Etats |
| Encadreur : |
Jean-pierre CHRETIEN |
| Examinateur : |
Anddré LANGANEY |
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